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SENS & CONSCIENCE
 
                 
 
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La sobriété heureuse selon Pierre Rabhi

Article de Laura Hershkowitz
La sobriété heureuse ou comment revenir à l’essentiel
Pierre Rabhi était à Bruxelles, au Centre Culturel d’Uccle jeudi 19 janvier. Il était invité à parler de son parcours mais aussi de son message. Retour sur un message complexe exprimé simplement, basé sur une analyse à la fois politique, spirituelle, environnementale, scientifique, humaine et philosophique, subtile et transversale. Une parabole qui incite à mûrir ses choix de vie et à revenir aux priorités simples.
Enfance et contexte qui forgent un caractère

« Ouvrier dans une entreprise parisienne, à quatre ans, j’ai perdu ma mère. Mon père était forgeron, musicien, poète. Les Français ont découvert le charbon. L’avènement de cette découverte a amené à bouleverser nos habitudes sociales.   Notre famille étions artisans, des petits commerçants. Pasteurs en itinérances constantes avec leurs troupeaux. Deux activités complémentaires faisaient que nous arrivions à survivre avec des moyens et des conditions difficiles. L’oasis n’est pas naturelle, elle est créée par les hommes, on retire l’eau, le palmier fait pousser, s’ouvre comme un parasol. Cela fournit un biotope.  Des températures élevées, 50°C au soleil, empêchent un développement positif de la végétation ».

Une jeunesse qui pousse au questionnement
« Dans un climat quasi spirituel de cet aïeul mystique depuis quelques années, régnait une ambiance de convivialité, de fraternité. De simplicité. La mystique soufi était enseignement de la non–violence ».                    « Chacun de nous a son destin, ses antécédents, ses projections pour le futur.  Pour ma part, mon frère et père meurent. Mon père était dans questionnements importants : Quel sera l’avenir de nos enfants ? Oblitéré dans sa fonction, il devient mineur, puis conducteur de tracteur.  La modernité triomphe ».La grande tolérance de Pierre Rabhi, il la doit à son parcours impressionnant mais aussi peut-être à une mixité religeuse. « Je suis né musulman mais j’ai grandi dans un milieu chrétien. Très jeune, je rentre dans un destin particulier passer de la famille musulmane traditionnelle à une famille chrétienne moderne : on apprend à voir les convergences, les divergences. ‘Jésus est le fils de Dieu. Puis on se régale de saucisson’. Dans l’enfance, observer ces contradictions, en tant que gémeaux, on se demande : Qui a raison/tort ?  C’est une sorte de confrontation des cultures (archaïques / modernes »).

Histoire de l’Homme, des peuples et Modernité
« L’homme semblait avoir la maîtrise de l’histoire. On a assisté à l’éradication des peaux rouges. Je milite pour « dire » les peuples, car nous avons commis une exaction grave. Il faut rappeler l’Histoire et les rapports entre les peuples : ceux qui sont considérés comme modernes de ceux qui sont considérés comme archaïques ». « Nous sommes empreints d’une mosaïque de cultures. La modernité a voulu éradiquer la nouvelle logique de modernité. L’évolution technologique fait croire à l’être humain qu’il peut se passer de la nature. On est passé du ‘cheval animal’ au ‘cheval à vapeur’. ‘Qui est venu en cheval à vapeur aujourd’hui ?’ demande-t-il avec humour.

Modernité et vision du temps
Nous sommes face à un paradigme : « Une société qui ne jure que par la modernité, qui aspire à la modernité n’aurait pas pu prendre la modernité sans ses conséquences… Mais on a cru que c’était bon modèle à généraliser. A présent, la planète dépose le bilan » : Un cinquième de la population mondiale (1,2 milliard – les habitants des pays industrialisés), consomme 85 % des ressources disponibles. « Devant ces énormes disparités, on se rend compte que ce système n’est pas généralisable, un système avancé avec des représentations mentales », décrète-t-il avant de dresser un constat : « L’être humain a cru qu’il pouvait se libérer de tout, allait s’affranchir. Le temps est accéléré. La translation dans l’espace est beaucoup plus rapide. C’est un temps suractivé : il ne faut jamais « perdre de temps » : le rapport au temps est obsessionnel. La structure, le rythme, la cadence quotidienne d’une société rentrée en frénésie, ne permet pas d’avoir des repères fondamentaux ».
Puis avec humour, puis lucidité : « Quand on essaie de mettre un ratio de 24h à une journée, je donne deux minutes à l’avènement de l’être humain.  Franchement, la Nature a-t-elle besoin de nous ?  La nature créé l’Humanité,  l’impact humain est terrifiant ou borne la planète au pillage. L’avènement de l’être humain sur la terre portera quelle signification ? »

Il affirme : « Le slogan de la modernité va libérer l’humanité pour que l’être humain ne soit plus un être dépendant des aléas de la nature, pour qu’il se libère. L’être humain est une énergie productive. Le cheval animal relié à la vie, au rythme de la vie. Le cheval à vapeur est un cheval mécanique par combustion énergétique, qui modifie aussi la translation dans l’espace ».  Paysan et défenseur de l’agriculture paysanne et de l’agro-écologie, il rappelle des réalités que l’on laisse trop souvent dans le fond d’un tiroir : « Il y a  une énorme concentration de population dans les villes. Les paysans deviennent le symbole de l’archaïsme. Le paysan devient exploitant agricole, bénéficie d’un statut différent. On assiste à l’éradication des paysans. En 1914 a lieu le génocide des paysans allemands et français pour des intérêts « pas si importants » jusqu’à valoir une belle hécatombe. Mais en temps durs, on se rappelle toujours du cousin qui vit à la campagne ! »

Un système à repenser
Philosophe, Pierre Rabhi examine l’Etre Humain à la loupe : « Dans l’imaginaire de l’homme moderne, il se vit comme un homme évolué. L’homme examiné est soi-disant libéré ». Et de dresser un constat : « Le système a incarcéré l’être humain.  Tout le monde travail dans une boîte, les jeunes vont en boîte, meurent dans une caisse. Les humains sont pris en otage par une forme de système ».
« Comment la vie s’est–elle organisée sur terre ? Sur base de la coopération. Tout est relié. Tous les éléments constitutifs. La Terre s’est organisé toute seule. Le principe de la coopération et de l’associativité sont à la base de tout. On se compare parfois aux animaux, on parle de la loi de la jungle. On dit ‘Nous ne sommes pas des animaux : nous ne somme pas violents’. Mais l’être humain a instauré la violence d’une tout autre manière. Cette loi de la jungle, justement, est basée sur la coopération ! Rien ne se crée, tout se fait, tout se transforme », ajoute le philosophe.
En guise d’exemple, le conférencier illustre le point : le lien entre l’éléphant et la girafe qui boivent ensemble dans le lac, ne dénote pas d’agression. « Il n’y a pas de conflit gratuit sur base des opinions comme parmi les êtres humains. Mais il y a une finitude, celle de l’homme: notre existence est provisoire sur cette terre. L’être humain est conscient du temps, de l’espace, de sa finitude. Cette connaissance de l’être humain par rapport à sa finitude est source de recherche de sécurité ». Il ajoute : « Je recherche la sécurité, je veux me protéger, me ressusciter. Le drame, c’est que ce temps, nous le gâchons. Cette quête absolue de la sécurité nous amène à plus d’insécurité qui nous mène à la violence ».
Autre constat affligeant : « Chaque pays est circonscrit dans ses frontières, avec un nationalisme grandissant. On fabrique des outils de mort, d’armement. Les communautés humaines, au lieu de créer la solidarité, ont créé la division, la dualité. Si l’humain a une conscience éveillée, pourquoi consacrons nous autant de budget à des armes de destruction ? Le problème du climat est qu’il est déterminé par des activités de désertification, de déboisement. Les effets biologiques induisent des effets climatiques. Les être humains sont inconscients. Ils sont installés dans leurs schémas et dans leurs certitudes.    Tout cela est inclus dans notre mental. Il est considéré normal de transformer tout en profit financier : éduquer à la compétitivité au lieu d’à la coopération. Le féminin est soumis au masculin. Les croyances s’opposent entre religions. Les religions monothéistes  ne s’entendent pas. Au sein des religions, il y a des scissions. Une partie de l’humanité est opposée à une autre partie ».
L’insurrecteur des consciences ose choquer : « On  peut parler de « régression » où notre espèce semble menacée d’extinction. Les agriculteurs se sentent pris dans cette logique mortifère par l’utilisation d’engrais chimiques destructeurs.  Soixante pour cent de la biodiversité a déjà disparu. L’Europe commence à dire que les OGM c’est bien. C’est une énorme responsabilité, c’est même un crime contre l’humanité ».
« Aujourd’hui, on est centralisé sur l’accaparement, la dictature de l’accaparement. Où est la logique ? Il n’y en a pas ! Le principe de croissance est invoqué par les politiques. Mais on a fait des êtres humains avides, jamais satisfaits de ce qu’ils ont. La priorité doit être donnée aux cas où il y a un réel manque à combler. Que chaque être humain ait ce dont il a besoin de nourriture, soit vêtu, soit soigné, ne tombe pas malade ».

Simplicité, joie, santé… mais pas des vœux pieux
Tout cela doit être régulé par quelque chose. La modération permet à la vie de se maintenir, la sobriété heureuse. Or, nous vivons dans la surabondance.
Par ailleurs, les populations belge et française sont les plus grands consommateurs d’anxiolytiques. Il manque la joie de vivre. Et la joie, ça ne s’achète pas. La joie des gens simples, des gens qui n’ont rien, les gens riches ne l’ont pas (et j’ai des amis riches donc ce n’est pas pour critiquer, ajoute-t-il, preuve de sa modération et donc cohérence). C’est ce qui nous nourrit le plus profondément, quand on a cette joie, le cœur est nourri !
Je ne suis pas dénué de spiritualité, impossible de croire que le minéral de la vie est venu par hasard : quelque chose préside à cette réalité. L’être humain est super intelligent. Il a accompli des prodiges technologiques. Mais où est passé la joie ? L’être humain a ravalé l’entité qui doit produire dans cette pseudo-réalité, le superflu n’a aucune limite. Chacun est confronté à ses propres limites. Je ne m’abstrais pas à cette réalité. Chacun fait de son mieux pour s’en sortir.

Extrême richesse/pauvreté vs bonheur durable ?
« Les contradictions  sont tellement énormes, l’être humain a du mal à trouver des repères. L’être humain voulait simplement exister. J’ai toujours détesté la théorie de l’existentialisme. L’avoir est énorme, mais et l’être dans tout ça? Nous ne sommes pas heureux dans la surabondance. Le coeur, l’esprit, doit être nourri. En France, tout le système de soins palliatifs fonctionne à plein rendement. On évacue les êtres humains indigents ». Il relativise ces lieux de masse en questionnant, en déconstruisant les produits de notre société de consommation : « Le divertissement industrialisé, le football, est un rituel exutoire, une diversion, un divertissement. Nous ne sommes pas assez concentrés sur les problèmes fondamentaux : ceux qui causent de la souffrance, du malheur. L’être humain doit passer par un état végétatif. Il doit construire du bonheur, il n’a jamais atteint le niveau de satisfaction. Maintenant il va le vivre ! Superflu sans limite, à aucun moment on ne peut arriver à un juste équilibre pour en faire de la joie. Quel est le but d’avoir 4 yachts, quatre avions privés ? ».

En ce qui concerne la transition, il aborde la durabilité du bonheur et notre rapport à la nature : « On constate une énorme déconvenue entre le bonheur promis par la logique et celui réellement reçu. Quid du bonheur durable ? La Nature ne peut pas s’en passer. Il y a une nécessité de revenir à ce qu’offre la nature ».              Le philosophe déconstruit pour reconstruire : « Le système produit des choses à vendre, produit des gens qui ne peuvent pas acheter. Ce n’est pas logique, nous devons repenser notre lien à la nature, à la terre. Organiser le vivre ensemble sur le mode de la convivialité. On assiste à une désertification sociale : quand ce n’est pas supportable, on créé des oasis. Comment recréer un espace de convivialité, mutualiser les savoir-faire, pour que le lien à la terre, qu’un lien convivial s’instaure entre les gens ? Il n’y a pas d’avenir sans ça ».

Ce que nous pouvons apprendre du Sahel
Le spécialiste d’Agriculture explique en des termes simples : « L’agriculture dans le Sahel propose des biotopes particuliers présents dans le Sahara, avec une forêt tropicale qui recule. Dans ce biotope de zones semi-arides sahéliennes, on déboise massivement le bois coupé. Il y a un excès de troupeaux, les animaux décapent le sol. Les hommes veulent défricher, ils mettent le feu. C’est une logique de concentration humaine : une fois le sol décapé, il devient plus clair, prend la couleur du désert. Le rayonnement solaire est reflété dans l’atmosphère ».

C’est tout un système interdépendant qui est menacé, mais Pierre Rabhi propose des pistes de solution : « Une fois l’atmosphère réchauffé, il n’y a plus de condensation, les pluies sont tellement violentes ! Quand elles tombent, elles s’infiltrent dans le sol et ça emporte la terre. C’est là que l’agro-écologie, le recyclage, le compostage prennent tout leur sens, ainsi la forêt (re)pousse. L’humus permet de restructurer les sols, de créer des aménagements, de reboiser, de « reforester », remettre la vie la où la mort saisit. Les gens, au lieu d’acheter de l’engrais, rentrent dans un processus de collaboration de coopération avec la vie ». « Offrandes au crépuscule » a reçu le Premier Prix du Ministère de l’Agriculture.
Il évoque un paradoxe et critique en proposant, tout en suggérant des solutions : « L’être humain peut contribuer à restaurer la vie. Mais il empoisonne la terre. La communauté humaine peut survivre dans l’antagonisme. Je reproche aux écologistes de se contenter de parler des phénomènes, mais ne pas parler de la beauté de la nature. Insurrection contre cet aéroport ; la société civile s’est levée. C’est un patrimoine collectif. On ne doit pas se laisser aller au bon vouloir de la loi du marché ».
Tout problème, si grave soit-il, comporte des solutions : « Nous sommes en train de mettre au monde des enfants qui ont une durée de vie dans cette vie. Il faut protéger la vie. La puissance de la modération est grande face aux disparités énormes. Nous avons la possibilité de mettre une limite au superflu ».

Deux mythes, une parabole
Puis Pierre Rabhi part d’une métaphore : « Si on s’inspire des mythes de Prométhée (qui vole le feu pour le donner aux hommes) et de Démiurge, Diogène vit dans un tonneau et l’empereur Alexandre Legrand passe par le pays. Piqué de curiosité, l’empereur monte, arrive au tonneau. Il s’approche de lui et lui dit : ‘Que puis-je faire pour toi ?’ Et celui-ci de répondre : ‘Rien, ôte-toi de mon soleil !’. Atteindre la satisfaction de ses besoins, celui du cœur, de l’esprit, voilà qui est important et prioritaire. La joie est rase. Tout le monde court après cette joie », conclut-il.
« Néanmoins, nous sommes dans une transition face à un avenir complexe, difficile. Sommes-nous prisonniers d’une logique fatale ? L’emploi comme dernier rempart, l’explosion du système humain ? Les échéances avancent par elles-mêmes ». Il propose : « Si on revient à la sobriété, on reconstitue l’usage de la durée terrestre ».      
Quant à la nourriture, Pierre Rabhi ironise: «Elle est produite de telle façon qu’au lieu de se dire ‘bon appétit’, on va maintenant se dire ‘bonne chance !‘ Etant donné les produits chimiques à gogo, les osmotiques très violents ingérés par nous tous » Néanmoins, Pierre Rabhi termine avec enthousiasme : « La Terre est vivante quand elle est pourvue de verres de terre. Quand on sème la plante dans cette graine-là, quand cette graine germe, elle puise le nécessaire pour prélever de chaque substance ce qui lui est nécessaire... Le rayonnement solaire, le Cosmos, l’Univers est subtil et fascinant ! ».

Des suggestions qui donnent des idées, ouvrent le débat !

Laura Hershkowitz, Journaliste et professeure

Pour en savoir plus…
Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification, est aussi expert pour la sécurité alimentaire. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages : La Sobriété Heureuse, Paroles de Terres du Sahara aux Sévennes ; Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, co-signé avec Nicolas Hulot.

Publié: 27 mars 2015
 
CALENDRIER-PROGRAMME 2017-2018

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CITATION DU MOMENT

"S'émerveiller devant la vie, s'émerveiller devant la mort, s'émerveiller devant toutes les naissances et la perpétuelle nouveauté; tout devient fil de soie pour tisser la trame d'une existence constamment émerveillée" Marie-Madeleine Davy

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