Dès les première images, Coline Serreau dénonce les travers de l'agriculture actuelle intensive : les engrais et pesticides issus des surplus d'armes de l'après-guerre, l’éradication de la biodiversité, l’abus de pouvoir des puissances industrielles et agro-pharmaceutiques, l’éradication des paysans, le scandale des brevets sur le vivant et des semences non reproductibles, la stérilisation de la terre, le lien entre ces procédés mortifères et les problèmes de santé de la population…
Mais rapidement la réalisatrice laisse entrevoir qu'il existe des solutions. Elle donne la parole à des paysans, philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des nouvelles alternatives.
Partout à travers le monde des hommes réparent les sols, recréent le lien entre l’homme et la terre, s’inspirent de l’intelligence de la nature, remettent debout une agriculture saine et durable tout en redonnant du travail à des millions de gens et recréant des systèmes plus solidaires basés sur le lien social.
Si le film nous invite à revoir radicalement le système de pensée actuel, la mise en lumière de cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité est très inspirante et porteuse d’espoir.
Attention, l’avant-première du 6 septembre au cinéma Vendôme à Bruxelles est complète.
Le film sortira en salle dès le 8 septembre et deux autres avant-premières en présence de la réalisatrice sont encore prévues:
- le 7 septembre à 19h30 à Louvain-La-Neuve : infos : www.maisondd.be ou 010-47.39.59
- le 8 septembre à 14h à Liège au Cinéma Le Parc (Droixhe) : www.solutionslocales.be
Remarques:
Avant-première suivie d'un débat en présence de la réalisatrice.
En collaboration avec SOS Faim, Le Début des Haricots, Les Quartiers Durables etc.
Cinéaste à succès (Trois Hommes et un Couffin, La Crise, Chaos...), Coline Serreau s’engage depuis toujours pour un monde plus juste et plus humain.
La réalisatrice a démarré sa carrière en 1976 par un documentaire féministe et militant : Mais qu’est-ce qu’elles veulent ?. Elle ponctue depuis sa filmographie de productions militantes comme en 1991 avec Pour Vera Chirwa, réalisé au sein du collectif Contre l’oubli pour Amnesty International.
En 1996, sa caméra sera au service de l’interdiction des mines anti-personnels et en 2006, elle dénoncera les ravages de la violence conjugale.
Loin d’un effet de mode, l’environnement, l’écologie et la décroissance constituent les fondements de sa personnalité et de son discours.
En 1996, elle nous invitait à une réflexion écologique et sociale avec son film La Belle Verte pour dénoncer les méfaits d’une société de consommation délirante.
Coline Serreau a entamé depuis une profonde réflexion sur la façon même d’exercer son travail. Solutions locales pour un désordre global, film documentaire écologiste et engagé, est l’un des aboutissements artistiques et intellectuels d’un parcours de cinéaste.