La question du sens de la vie est à la mode. C’est un signe des temps. Les Anciens ou les Classiques se préoccupaient de vérité, de valeur, de vertu, de liberté, de bonheur… mais guère du sens. D’ailleurs, ce mot a lui-même tellement de sens différents, qu’on ne sait guère, lorsqu’on l’utilise, de quoi l’on parle. S’agit-il d’un organe sensoriel (les « cinq sens ») ? D’une dimension de la conscience ou de la raison (le « sens interne », le « bon sens ») ? D’une signification (le sens d’un mot, le sens d’une phrase) ? D’une direction, d’une orientation, d’un but (le sens d’un courant, d’un mouvement, d’une action) ? Une telle polysémie fait beaucoup pour le succès du mot : la confusion tient lieu de profondeur. Nous essaierons d'y voir plus clair, pour pouvoir répondre, enfin, à la question. Il s'agit de savoir si la vie vaut la peine d'être vécue, et si elle a besoin, pour cela, d'avoir un sens.
Remarques:
Dans le cadre du cycle PSYCHOLOGIES Magazine