L’idée d’utiliser l’animal pour définir ou pour comprendre l’être humain n’est pas neuve, même si elle s’est plus particulièrement développée avec l’essor des sciences du comportement. On a fait courir des rats dans des labyrinthes, ils ont longtemps constitué les modèles de l’apprentissage ; on a demandé à ces mêmes rats s’ils préféraient se nourrir ou se droguer, pour tenter d’élucider le mystère des addictions ; on a étudié le comportement maternel de nombreux singes et on a également essayé de comprendre les origines de l’humanisation en observant celui des chimpanzés et des babouins ; on a même demandé aux animaux si les différences entre les hommes et les femmes s’avéraient semblables aux différences entre mâles et femelles, ce qui indiquerait, selon les chercheurs, une origine naturelle de ces différences. Les animaux ont-ils quelque chose à nous apprendre à cet égard ? Les avis sont partagés. Le plus intéressant de ces recherches, cependant, ne réside pas dans les résultats de ces comparaisons, mais dans la manière dont elles sont conduites, et dans les questions que nous posons aux animaux. Car ce sont ces questions qui nous révèlent, de manière bien plus lisible que les réponses qu’on y a apportées, ce que nous pensons du monde et de nous-mêmes.
Remarques:
En collaboration avec Philosophie et Management. Philosophie & Management (asbl) a été créé en 2000 afin de susciter rencontres et dialogues entre philosophes et managers. Ces rencontres ont pour but d'enrichir et d'élargir la réflexion sur les enjeux de l'économie et de la vie des organisations. Dans le contexte de la globalisation, de telles réflexions sont plus que jamais nécessaires. www.philosophie-management.com et info@philoma.be. Tél: 02-662 26 16.